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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 19:02

Quand mon grand père nous parlait (à mes soeurs et moi) du Migö, grand singe magique du Tibet, je peux vous dire qu'on ne faisait pas les malins.
Enfin, c'est surtout elles qui s'en souviennent car j'étais bien trop petit... Malgré tout j'ai gardé en mémoire cette histoire du migö qui hurlait doucement dans la montagne. D'ailleurs quand Casimir (le monstre gentil ndrl) est arrivé sur notre poste de télé, je m'amusais à dire que c'était le frère du migö (alors que tout le monde sait que Casimir est un dinosaure, hum-hum).
C'est bien plus tard que j'ai découvert que le migö était le nom tibétain du célèbre yéti.
Enfin bref, j'avais oublié toutes ces histoires de yéti,de migö et de casimir jusqu'à hier où je trouve sur internet cet article du journal "Le Monde" expliquant que "Deux poils attribués au yéti vont faire l'objet de tests ADN" (allez-voir).
Puis intrigué, j'ai cherché et trouvé un autre article en ligne (ici) et un autre (en anglais, vaguement traduit ici), et là je me suis dit que si mon pépé était encore parmi nous, il serait probablement auprès de Alistair Lowson en Inde.





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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 19:11
Tout d'abord un passage d'une lettre de mon pépé sur une de ses plus belles découvertes (à mes yeux ): le barong.


Bali - au pied du Gunug Agung
18 Janvier 1938

Aujourd'hui, j'arpentai le marché de Pura Besakhi lorsqu'un vieux marchand me fit signe de m'approcher. Son étal débordait d'objets hétéroclites parmi lesquels je devinai autant de richesses que de babioles sans valeur. Il faut croire que me présence au village n'est pas passée inaperçue car le vieil homme savait que j'étais à la recherche de tout ce qui pourrait m'éclairer sur les mystères de Bali. Il prit un air énigmatique et, posant un doigt sur ses lèvres, me dit de l'attendre quelques minutes. Lorsqu'il revint, il tenait dans ses bras la tête énorme d'un animal que je ne reconnus pas. « « C'est un barong ! » me dit-il, « tué par Rangda ! C'est une grande tristesse que sa mort ! » Bien entendu, je connais le duel du Barong avec la sorcière Rangda. Mais il ne s'agit là que d'une légende et les êtres de légende ne sont pas censés exister ! Pourtant, sa tête est là, devant moi, telle que le vieil homme me la vendit aujourd'hui. Je l'ai tournée dans tous les sens, lui ai fait subir quelques tests rudimentaires et la science a parlé : j'ai en ma possession une «authentique » tête de Barong !
N'y aurait-il pas parfois une énergie supérieure aux forces terrestres qui engendrerait des modifications de la nature à certains endroits du globe ? On peut en tout cas se le demander...

Votre Juan Olaf



 


 


 


 


 






 


 

 


 


Pour la première fois, je découvre dans cette lettre autre chose que des messages d'amour...Et effectivement quand on y réfléchit bien, il est tout de même étrange même dans les années 30 que mon grand père découvre autant de spécimens rares voire inconnus. J'avoue être troublé par l'extrême étrangeté de certaines têtes empaillées.

Je mène donc l'enquête en me remémorant certains propos étrange tenus par l'entourage de pépé.


 


 

PS: 2 beaux spécimens de masques balinais ici

 

 


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Published by Juani - dans Asie du sud Est
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 21:14
Pour la neuvième étape du voyage de mon pépé en Asie du Sud, à savoir Sumatra, je ne résiste pas au plaisir de vous proposer (une fois n'est pas coutume) une recette locale que ma mémé nous faisait certains dimanches quand nous venions lui rendre visite. Comme elle pouvait être espiègle parfois, j'ai cru jusqu'à l'âge de onze ans que nous mangions du " Carugong Rendang", elle nous expliquais à mes soeurs et moi que le curagong étaient un horrible monstre à dents acérées et qu'il fallait le cuire longtemps dans le lait de coco pour attendrir  sa chair mais aussi pour calmer sa colère. Voici la recette de ma grand mère:



LE CARUGONG RENDANG

Pour 4 à 6 personnes

1 kg de carugong bien méchant
800 ml de lait de coco
200 ml de bouillon de buffle
1 cuill. à soupe de sucre brun
1 tige de citronnelle hachée fin (seulement le bulbe)
3 gros oignons hachés fin
3 cuill. à soupe d'huile
4 feuilles de combava coupées en lamelles
2 cuill. à soupe d'eau de tamarin
1 cuill. à café de sel
5 cm de racine de gingembre râpé
5 cm de galanga frais, pelé et râpé
1 cuill. à café de grains de poivre noir grossièrement écrasés
4 gousses de cardamome broyées
4 piments rouges épépinés et hachés
1 cuill. à café de curcuma
1/2 cuill. à café de piment pilé
6 gousses d'ail hachées 3 anis étoilés
1 gros bâtonnet de cannelle

Commencez par faire cuire le carugong à l'eau avec sel, quelques grains de poivre, un oignon. Quand l'eau bout, baissez le feu, enlevez l'écume rougeâtre qui se forme (c'est la colère du carugong qui se manifeste, il faut bien enlever l'écume pour faire partir l'amertume). Quand il n'y a plus d'écume, laissez cuire couvert à tous petits bouillons pendant plusieurs heures pour que les sucs de la viande passent bien dans le bouillon. Une fois cuit, découpez le carugong en cubes et réservez, passez le bouillon au chinois.

Dans un pilon, broyez grossièrement le sel, le curcuma, le piment, l'ail, le gingembre, le galanga, les grains de poivre et la cardamome. Ajoutez la citronnelle et les oignons, puis malaxer jusqu'à obtention d'une pâte sèche. Incorporez l'eau de tamarin, mélangez encore. La pâte doit être homogène.

Faites chauffer l'huile dans une cocotte et versez-y la pâte épicée, faites-la revenir 2 à 3 minutes en tournant constamment.
Ajoutez ensuite le carugong avec tous les ingrédients restants et portez lentement à ébullition sans cesser de tourner.
Réduisez le feu, laissez mijoter à demi-couvert pendant encore quelques d'heures à feu très doux en tournant de temps en temps. La sauce doit réduire et épaissir, et le goût des nombreuses épices doit se fondre harmonieusement. Servir avec du riz.


Evidemment si vous n'avez pas de Carugong sous la main, prenez du boeuf, ça fera très bien l'affaire...


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Published by Juani - dans Asie du sud Est
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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 09:00

Dans un article récent (...) je vous parlais d'un voyage de mon grand père dans les montagnes de l'Altaï avec son guide Muktar. Je viens de trouver une photo des deux acolytes. (Bien sûr mon pépé est à gauche).

J'en profite pour vous faire part d'un joli conte kazakh merveilleusement retranscrit par une certaine Marie Alster sur un ours pilaf au comportement assez étrange: "тупоумно, l'ours qui était amoureux de la lune"(clic). C'est un peu grâce à cette légende raconté à tous les petits kazakhs et de l'Altaï que mon pépé a tissé des liens d'amitiés avec le vieux Muktar. On raconte que cet histoire permettait d'expliquer les moeurs de certains spécimens dépourvus d'oreilles externes et étonnements pacifiques alors que leurs congénères à oreilles plus visibles ont un comportement des plus belliqueux...
Je ne peux résister de votre montrer un extrait:
[
...]"Les soirs de mauvais temps, quand le ciel formait au dessus de lui une lourde couverture sombre, тупоумно s'asseyait sur sa pierre et ses larmes rejoignaient la pluie dans les eaux du lac." [...]





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Published by Juan Olaf Van Der Bilout II - dans Sibérie - Mongolie et asie centrale
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 15:14
Mieux qu'un long discours, une lettre de mon grand-père illustrée par un trophée d'ours malais:



Bornéo - près du fleuve Lemanak
25 novembre 1937

Mon coeur,


Mon périple n'en finit pas... Vous devez vous languir de me retrouver et je vous avoue que vous me manquez aussi, ma petite femme tant aimée. Vous déciderez vous un jour à m'accompagner aux confins des continents lointains ? Je connais vos arguments ( et votre caractère déterminé ! ) mais je vous en prie, réfléchissez encore et pensez combien je serais heureux de ne plus devoir choisir entre la douceur de vos bras et l appel de nouvelles découvertes ...


Je suis depuis dix jours sur l'île de Bornéo, au milieu de la plus ancienne forêt primaire du monde, logé dans une tribu indigène. Quelle fierté que de savoir que je poursuis là une longue tradition naturaliste et que je marche dans les pas de mes confrères disparus ! Sans me vanter, ma chérie, je crois bien que mon séjour dans la jungle va faire avancer de plusieurs bons l'anthropologie sur l'Asie. Vous savez combien ma soif de connaissance est sans limite et que je ne recule devant rien pour faire de nouvelles expériences. Hé bien sachez que j'ai eu un peu peur cette fois et que voici quelques heures, je crus bien perdre la tête.


N'y voyez là aucune allusion sordide aux coupeurs de tête que vous redoutiez tant avant mon départ. Ceux-ci ont déposé leurs armes voici bientôt dix ans et seuls les crânes noircis qui ornent les piliers de la maison rappellent encore cette coutume extrême. Vous voilà, je l‘espère, rassurée sur ce point et si je vous dis que je faillis perdre la tête, entendez que je ne fus pas loin de la démence. Si ! Votre mari adoré, d'habitude si sage et toujours si réfléchi est passé à quelques pas de la folie !


Hier, alors que l'après midi était bien avancé, la tribu qui m'accueille voulu m'offrir une petite fête. Nous commençâmes par tous nous réunir en cercle : les familles au complet, le sorcier et le chef. L'assemblée était fort joyeuse et l'effervescence s'accrût encore lorsque les femmes apportèrent le repas qu'elles avaient préparé. Je ne saurais vous dire ce qui composait ce diner et serais bien en mal de vous en écrire la recette. Mon palet averti distingua la crevette, le gingembre et le lait de coco mais ne put identifier les richesses que les femmes indigènes y avaient ajoutées. Le sorcier, qui parle un mélange complexe de malais, d'iban et d'anglais auquel il ajoute quelques mots de notre langue, m'expliqua qu'il s'agissait là d'un plat traditionnel très apprécié des voyageurs étrangers. En revanche, les petits champignons séchés que l'on me servit en accompagnement constituent une particularité locale, une liberté prise quant à la recette originale.


Quel délice, ma chérie ! Quel bonheur de goûter ces saveurs au fin fond du monde ! Seul un petit incident troubla un instant notre festin : le plat de champignons avait disparu et selon le chef de la tribu, avait sans aucun doute été subtilisé par l'un des ours bruns qui rôdent aux alentours. Je dois dire que nous n'attachâmes pas grande importance à cet épisode et finirent notre festin de bon cœur.


Au dîner succéda un spectacle coloré, durant lequel chacun des membres de la tribu défila devant moi pour m'offrir une danse ou une chanson. Si au début je goûtai avec beaucoup de plaisir tant de générosité, je sombrai peu à peu dans la confusion. Les tatouages qui couvraient le corps des hommes me semblèrent prendre vie sur leur peau et à un moment, je crus même qu'un animal tatoué chantait. Loin de m'étonner pourtant qu'une telle chose fût possible, je me fis la remarque qu'il avait une fort belle voix et un ton toujours juste.
Mes sensations m'échappaient et mes sens me semblaient doués d'une puissance illimitée et de nouvelles capacités : les parfums étaient colorés, les sons sentaient bons, les visages de mes hôtes avaient des yeux immenses où je voyais toute la mer de Chine, leurs bouches m'offraient des sourires si larges qu'ils débordaient de leur visage, et n'y eut-il pas eu les arbres autour de nous que j'aurais sans aucun doute pu vous voir, au-delà de
l'horizon. Quelle expérience ! C'était à la fois extraordinaire et inquiétant.


Le spectacle achevé, alors que le soleil allait bientôt se coucher, les hommes proposèrent une promenade dans la forêt. Ils me dirent que c'était l'heure idéale pour aller voir s'ouvrir la fleur de rafflésia et que je n'en croirai pas mes yeux. Je pensai l'espace d'un instant qu'il serait sans doute difficile de m'étonner plus encore que le tatouage chanteur mais n'en dis rien à mes hôtes et leur emboitai le pas. Sitôt dans la forêt, j'eus l'impression que nous étions suivis. Je scrutai le rideau d'arbres et distinguai à quelques pas de moi seulement, un bel ours d'un brun profond qui portait autour du cou un croissant de fourrure dorée. Etait-ce là notre voleur de champignons ? Quelque chose me sembla étrange chez lui mais aujourd'hui encore, je ne saurais vous dire si c'était un détail particulier dans son regard - comme l'éclair fugace d'une humaine connivence - ou bien l'expression générale de son visage - comme un sourire béat plaqué sur ses babines...


Nous marchâmes quelques minutes au cœur de la jungle, des minutes hors du temps et hors de la réalité, durant lesquelles les couleurs, les parfums et les sons se mêlèrent pour moi en une explosive luxuriance. Quand nous attînmes notre but, je me trouvai face à l'une des choses les plus étonnantes sans doute que la flore tout entière ait fait naître : une fleur aux proportions de géant qui semblait être en tous points excessive, exhibant avec indécence sa chaire rouge aux derniers rayons du jour. Pardonnez moi cette audace, ma petite femme chérie, mais je dois vous avouer qu'il n'y a que dans vos draps que j'avais vu une sensualité si débordante... La comparaison me traversa d'ailleurs l'esprit et je ne dus qu'à la pénombre d'échapper à la honte de montrer le rouge coupable qui avait envahi mes joues. - Mon dieu, ma chérie, ces mots ne vous brûlent-ils pas les yeux ? - Il faut croire que je ne fus pas le seul à être ainsi troublé car l'ours, qui s'était finalement approché plus qu'il ne l'aurait sans doute fait d'habitude, commença à onduler de l'arrière train en tournant autour de nous. Des frissons l'envahirent, formant comme des vagues sous sa fourrure épaisse. Il se dressa sur ses pattes et poussa un grondement puissant et désespéré. Et là, au cœur de la forêt primaire, triste épilogue à notre soirée de fête, l'ours, victime sans soute d'un désir foudroyant, s'effondra sous nos yeux incrédules.


Hé bien, vous voilà au fait de ma dernière aventure. Croyez bien que je me demande encore ce soir ce qui a bien pu troubler mes sens de cette façon. Je ne peux m'empêcher de faire un rapprochement entre mon état et celui de l'ours défunt. Se pourrait-il que les champignons qui accompagnaient notre dîner en aient été la cause ? Il faudra que j' interroge le sorcier à ce sujet !


Je vous conterai la suite de cette aventure dans ma prochaine lettre, je vous le promets. En attendant, je vous envoie les baisers les plus enflammés qui puissent être et les dépose à distance sur vos lèvres...


Votre Juan Olaf


[voir le premier chapitre]

A titre d'information:
Rafflesia est la fleur la plus grande du monde végétal encore de nos jours. [voir des infos]
Vous verrez bientôt sur ce même blog un article sur Helarctos malayanus alias l'ours malais.




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Published by Juan Olaf Van Der Bilout II - dans Asie du sud Est
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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 15:13
Je viens tout récemment de découvrir quel nom pouvait bien porter cet animal aux dents pointues mais pourtant  si peu acérées. C'est l'ours pilaf... enfin c'est ce que dit mon grand père dans un de ses innombrables bouts de papiers qui lui servaient de pense-bête et de livre de bord. J'ai de la chance cette fois, l'image est à peine écornée et le texte manuscrit parfaitement lisible.
Pour le confort de vos yeux, je vous propose tout de même une retranscription du-dit manuscrit .Malheureusement Juan Olaf était fâché avec les dates donc je ne sais pas quand il a pu écrire tout ça, hum, hum. Quoiqu'il en soit c'était forcemment après 1932 et la création de la première caméra couleur :


"Comme le disait Lao Tseu "Qui parle peu est lui-même et naturel". C'est sûr que cette fois le sens de l'hospitalité des Kazakhs m'a fait perdre tout mon naturel et mon habituelle réserve... Il faut dire que le peu de vodka que j'ai ingurgité à suffit à me rendre assez ivre pour que je raconte mon mariage avec tous les détails les plus intimes. Et je peux dire que même si ils ne connaissent pas un traitre mot de français, ils ont beaucoup ri à mes histoires... Et moi aussi d'ailleurs. Mais j'ai eu mon plus beau fou rire seulement le lendemain, quand mon cher Muktar, rencontré une semaine plus tôt à Almaty, me raconta dans un  anglais parfait la légende de тупоумно, l'ours qui était amoureux de la lune. Pas parce que l'histoire était drôle. Oh non, ce conte est d'une telle poèsie que j'ai eu du mal à contenir une larme, mais après. "Tупоумно (vous pouvez lire Toupowoumno ) existe réelement et tout près d'ici, on peut le voir si tu veux."
Quand j'ai entendu cette phrase, je n'ai pu retenir un éclat de rire. Un de ces fou-rires nerveux qu'on déteste car on sait qu'ils peuvent vexer même les amis les plus fidèles. J'étais à la fois furieux de ma réaction mais ne pouvais m'empêcher de pouffer devant la naïveté de mon interlocuteur.
"Nous pouvons partir demain, on peut louer une voiture pour quelques centaines de roubles." La réponse était laconique, et l'invitation assez ferme pour me faire perdre le sourire. J
e me demandai à ce moment là pourquoi Muktar avait le même accent que mon vieil ami de là-haut (comme il s'appellait lui même)(*) et décidai d'accepter l'invitation dans les montagnes de l'Altaï toute proche. Pour une fois ma caméra fonctionnait à peu près comme il faut et je [...]"

NB: Cette vidéo n'est pas forcemment d'un intéret scientifique ni d'une qualité extraordinaire mais bon c'est mon pépé qu'a filmé tout de même...



(*) Quand j'étais petit, j'entendais souvent parler de "l'ami de là-haut", avec qui mon pépé partageait beaucoup de son temps et qui l'aurait accompagné dans certaines de ses expéditions.

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Published by Juan Olaf Van Der Bilout II - dans Animaux fantastiques
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 14:08
Comme semble l'indiquer les numéros en tête de chaque titre d'article, vous croyez suivre chronologiquement le parcours du Comte Van Der Bilout dans son expédition en Asie du Sud Est.
J'aimerais le croire aussi...pourtant une nouvelle énigme préoccupe mon esprit cartésien et avide de vérité sur la vie de mon célèbre pépé à moi.
Entre le 21 octobre 1937, date du départ de Saïgon pour Bornéo et 15 novembre 1937 la date d'arrivée sur cette île (information d'une lettre de pépé à ma mémé), on compte 25 jours...Et en 25 jours on doit en faire des choses quand on est un jeune et impétueux explorateur ! Malheureusement, je n'ai pour l'instant aucune information à ma disposition... mais quelques hypothèses:

Hypothèse n°1:
Il s'est rendu dans l'extrême sud du Siam voir les dauphins d'eau douce Irrawaddy ( en taï
โลมาอิรวดี (Orcaella brevirostris)) dans le lac salé de Songhkla.  (ci contre une vieille photo de cet étrange animal)(...)


Hypothèse n°2 :
Il est parti à la chasse (tout le monde sait que son fusil était faux, hi hi !! ) au sanglier à moustache (Sus barbatus barbatus) dont voici ci-contre une petite illustration de 1839 par Sir Temminck.




Hypothèse n°3 :
Il a simplement fait un peu de tourisme à  சிங்கப்பூர்  (Singapour ) et pourquoi pas trouvé quelques petites merveilles insolites (ci contre la rivière Singapour ).




[chapitre 8]
[voir le premier chapitre]

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Published by Juan Olaf Van Der Bilout II - dans Asie du sud Est
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 11:42


Belle affiche pour la 13ème édition des arts en balade à Clermont Ferrand...
Je serai présent pour la 2ème année consécutive chez moi (y aller) pour présenter les trouvailles de mon cher pépé.
Donc n'hésitez pas à me rendre visite les après-midis du vendredi 16 au dimanche 18 mai 2008.
Pour plus d'info sur les arts en balade cliquez là.

Vous revenez de mon atelier, ça vous a plu !!! N'hésitez pas à me faire de la pub en allant sur le forum de artogue.fr.  ...Sinon un petit commentaire sur ce blog ?!
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Published by Juan Olaf Van Der Bilout II
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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 10:42
Aujourd'hui, je fais une petite entorse à la règle qui consiste à parler des exploits passés de mon cher grand père, pour pousser un grand cri de rage et d'injustice profonde et injuste (j'insiste...)

Rhaaaaaââââââ mêê !!!
-
Saviez vous que la loutre est un animal très intelligent, capable d'utiliser un caillou comme un outil.
Par exemple, quand elle est allongée sur l'eau et sur le dos, la petite pierre disposée sur son ventre lui sert d'enclume sur lequel elle casse des coquillages .

Il y'a quelques mois, alors que ma compagne, son fils et moi étions encore à table, nous entreprîmes de faire un jeu sur les animaux à la demande du p'tit Roro ( vous connaissez  peut-être "les incollables", un jeu à base de questions à réponses multiples). Je profitais de cette occasion pour inonder la cuisine de mon savoir encyclopédique sur les animaux (un héritage de mon pépé peut-être ....)
Cette fin de soirée se déroulait dans la  joie et la plénitude la plus complète, quand soudain, quelqu'un sortit la fiche sur la loutre...
Bien sûr, j'ai fait part de cette anecdote à Roro, 9 ans, mais à mon grand désarroi, c'est ma compagne qui réagit à cette information par de petits rires moqueurs me laissant entendre qu'elle ne croyait pas un traître mot de ce que je disais et que je cherchais simplement à taquiner le petit bonhomme crédule. Les rires se transformèrent rapidement en pouffements hilares d'autant plus désagréables que j'essayais vainement d'argumenter mes propos.
Voyant que si je ne faisais pas la preuve de mes dires, je serais l'objet de railleries journalières, je me lançais dans une recherche frénétiques sur internet.
Rien. Pas d'articles, pas d'images. Rien. Aucune preuve.

Et pendant de longs mois, à chaque fois que le mot "loutre" était prononcé, on pouvait entendre un pouffement narquois provenant de la bouche de mon amoureuse, quelle cruauté !!
Sauf qu'un jour, à la page 24 d'un petit livre  "ANIMAUX" de Danielle Beck et Catherine Loget aux éditions Fleurus:


On vois nettement entouré en rouge par mes soins le caillou placé sur son petit abdomen...
Bien sûr, j'attends maintenant des excuses publiques...

Les excuses ne se sont pas faits attendre ... (voir)
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Published by Juan Olaf Van Der Bilout II
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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 09:55
Au marché
Bien que mon grand père ne soit pas un champion de l'organisation et du rangement (il suffit de voir le capharnaüm dans le hangar d'où je sors toutes ces merveilles...), j'arrive petit à petit à retracer son parcours au fin fond de l'Asie. Sauf à cette période précise...
Vous imaginez surement à quel point les déplacements étaient longs dans les années 30, et le simple fait de revenir de Birmanie (cf article précédent ... ) vers la Cochinchine a du prendre au moins une semaine, et c'est d'ailleurs le temps maximum qu'il a du utiliser afin de respecter son timing d'exploration.
Cependant, lorsque j'ai vu cette image de mon pépé (toujours aussi à l'aise à dos de bête !!!) chevauchant un Chameau Rieur de Tartarie avec pour décor la muraille de Chine (située à plusieurs milliers de kilomètres de la frontière avec le Siam), j'ai été particulièrement troublé; il lui était impossible de se rendre vers la célèbre muraille et de revenir dans un laps de temps aussi court. Pourtant dans une de ses notes il situe la date de collectage de la tête de Chameau Rieur de Tartarie à 1937... Le mystère reste entier... Un article particulier sur cet animal étrange est en cours de préparation et permettra peut être d'élucider ce mystère.


Chameau rieur de Tartarie

Chapitre7

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Published by Juan Olaf Van Der Bilout II - dans Asie du sud Est
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Qui est Juan Olaf ?


"Quand j’étais petit et qu’on se moquait continuellement de moi et de mon prénom, ma maman m’a dit que je devais être fier de porter le nom du plus fameux (et pourtant le plus méconnu) aventurier et explorateur que la France ait connue : le comte Juan Olaf Van Der Bilout. Celui qui a redécouvert l’Amérique; l’ami de l’homme le plus grand du monde et du roi le plus petit de l’Europe centrale du Sud-est ; le seul être humain à connaître la langue des extras terrestres.
Alors j’ai grandi content ; jusqu’au jour où j’ai reçu une vieille clé de hangar en héritage..."

Juanitó Van Der Bilout 
(petit fils et héritier du célèbre explorateur)

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