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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 20:28
BernardFrançoisTzantza ou pas...


    En fouillant dans les nombreuses caisses encore inviolées, j'ai découvert quelques têtes réduites conservées avec d'avantage de soin. C'est en les montrant  à ma maman, que j'ai compris pourquoi ils étaient l'objet de tant d'attention. Ces têtes portaient le doux nom de "repoussoir à prétendants"...
En effet, mon grand père prenait un malin plaisir à recevoir les jeunes hommes qui s'étaient amourachés de ma mère. Après avoir parler de ses perribles en Amazonie (allez voir) et leur expliquer le procédé de réalisation de véritables tzantzas ( à savoir vider entièrement le contenu du crâne et le remplacer par des cailloux), il leurDédé présentait quelques têtes ...
  Et donc voici ci-contre les faux prétendants réduits bien pratiques pour éconduire "en douceur " les jeunes hommes un peu trop entreprenants. (à gauche François et de haut en bas , Bernard et Dédé).

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Published by Juan Olaf Van Der Bilout - dans Tetes reduites
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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 19:31
Lors de sa première expédition dans des terres lointaines, mon grand-père rapporta quelques fausses têtes réduites. Sa plaisanterie préférée était de faire croire à ses visiteurs qu'il s'agissait de véritables tsantzas renfermant l'âme vengeresse d'un homme assassiné. Ma mère raconte que cela lui a permis plus d'une fois de mettre fin aux visites importunes...

 

Dans un des coffres...Amazonie équatoriale (trop loin de vous) 25 Juillet 1927
 

Ma petite femme,

 
 

Quelles splendeurs que ces contrées perdues au centre du globe ! Jamais à part dans vos yeux je n’avais vu d’aussi beaux paysages.… La forêt est riche de milliers de verts différents et les fleurs qui débordent des arbres ressemblent à des araignées, belles et inquiétantes.

 
 

Ces derniers jours, nous avons descendu le fleuve de plusieurs kilomètres et nous nous sommes enfoncés un peu plus en avant dans la forêt. Nous n’avions pas marché plus d’une heure que nous tombions déjà sur un village jivaro !...

 
 

Le village s’ouvrait en cercle autour d’une place de sable. Devant les huttes étaient disposés des tables et sur les tables, de petites têtes aux yeux et à la bouche cousus de grosse ficelle. Des tsantzas! Des hommes se tenaient près de chaque table, la tête ceinte de plumes rouges et jaunes et le visage zébré de lignes et de dessins. Nous comprimes bien vite que ces têtes étaient à vendre et vous pouvez me croire, à un prix exorbitant ! Le discours du shaman sur les rituels de guérison avait son prix, lui aussi, et le prix augmentait selon la profondeur de la transe!

 
 

Vous devez prendre ces hommes pour des fous, ma mie, des fous et des exploiteurs. Pourtant, je vous assure, moi, que ce sont les êtres les plus intelligents que j’ai rencontrés. Ils n’ont pas mis longtemps à comprendre qu’ils pouvaient tirer partie de la venue dans leur forêt de curieux fortunés qui les toisent de toute leur supériorité d’hommes civilisés ! Alors ils ont eu une idée de génie : sachant que les vagues d’invasions successives des siècles passés leur ont bâti une réputation de guerriers farouches, ils ont décidé de retourner la situation à leur avantage : conforter les touristes crédules dans leurs opinions réductrices tout en leur soutirant de l’’argent… Cela n’est-il pas ingénieux ?

 
 

Les hommes abandonnent ce village à la tombée du jour et rejoignent leurs vraies huttes, un peu plus loin dans la forêt, suffisamment profond pour dissuader les curieux. C’est là qu’ils nous ont invités à nous reposer quelques jours. A notre départ, ils nous ont offert de fausses tsantzas, modelées dans l’argile. Celles ci n’emprisonnent pas l’âme vengeresse d’un ennemi sauvagement abattu : elles fixent dans la terre les grimaces que font pour s’amuser les enfants du village.

 

Mon épopée en Amazonie touche à sa fin ; je serai bientôt de retour, ma toute douce, et pourrai vous serrer dans mes bras. Il me tarde de voir si votre ventre tient encore dans votre robe et si votre cœur bat toujours un peu plus fort quand je suis là.

 


Votre Juan Olaf



Voici quelques échantillons de ces têtes qui ont parfois semer le trouble dans le quartier :

tête de vieux

crête

bouche cousue
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Qui est Juan Olaf ?


"Quand j’étais petit et qu’on se moquait continuellement de moi et de mon prénom, ma maman m’a dit que je devais être fier de porter le nom du plus fameux (et pourtant le plus méconnu) aventurier et explorateur que la France ait connue : le comte Juan Olaf Van Der Bilout. Celui qui a redécouvert l’Amérique; l’ami de l’homme le plus grand du monde et du roi le plus petit de l’Europe centrale du Sud-est ; le seul être humain à connaître la langue des extras terrestres.
Alors j’ai grandi content ; jusqu’au jour où j’ai reçu une vieille clé de hangar en héritage..."

Juanitó Van Der Bilout 
(petit fils et héritier du célèbre explorateur)

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