Les aventures du comte Juan Olaf Van Der Bilout, explorateur et naturaliste et ses découvertes incroyables: Animaux fantastiques, personnages étranges, peuples insolites...
Je viens tout récemment de découvrir quel nom pouvait bien porter cet animal aux dents pointues mais pourtant si peu acérées. C'est l'ours pilaf... enfin c'est ce que dit mon grand père dans un de ses innombrables bouts de papiers qui lui servaient de pense-bête et de livre de bord. J'ai de la chance cette fois, l'image est à peine écornée et le texte manuscrit parfaitement lisible. Pour le confort de vos yeux, je vous propose tout de même une retranscription du-dit manuscrit .Malheureusement Juan Olaf était fâché avec les dates donc je ne sais pas quand il a pu écrire tout ça, hum, hum. Quoiqu'il en soit c'était forcemment après 1932 et la création de la première caméra couleur :
"Comme le disait Lao Tseu "Qui parle peu est lui-même et naturel". C'est sûr que cette fois le sens de l'hospitalité des Kazakhs m'a fait perdre tout mon naturel et mon habituelle réserve... Il faut dire que le peu de vodka que j'ai ingurgité à suffit à me rendre assez ivre pour que je raconte mon mariage avec tous les détails les plus intimes. Et je peux dire que même si ils ne connaissent pas un traitre mot de français, ils ont beaucoup ri à mes histoires... Et moi aussi d'ailleurs. Mais j'ai eu mon plus beau fou rire seulement le lendemain, quand mon cher Muktar, rencontré une semaine plus tôt à Almaty, me raconta dans un anglais parfait la légende de тупоумно, l'ours qui était amoureux de la lune. Pas parce que l'histoire était drôle. Oh non, ce conte est d'une telle poèsie que j'ai eu du mal à contenir une larme, mais après. "Tупоумно (vous pouvez lire Toupowoumno ) existe réelement et tout près d'ici, on peut le voir si tu veux." Quand j'ai entendu cette phrase, je n'ai pu retenir un éclat de rire. Un de ces fou-rires nerveux qu'on déteste car on sait qu'ils peuvent vexer même les amis les plus fidèles. J'étais à la fois furieux de ma réaction mais ne pouvais m'empêcher de pouffer devant la naïveté de mon interlocuteur. "Nous pouvons partir demain, on peut louer une voiture pour quelques centaines de roubles." La réponse était laconique, et l'invitation assez ferme pour me faire perdre le sourire. Je me demandai à ce moment là pourquoi Muktar avait le même accent que mon vieil ami de là-haut (comme il s'appellait lui même)(*) et décidai d'accepter l'invitation dans les montagnes de l'Altaï toute proche. Pour une fois ma caméra fonctionnait à peu près comme il faut et je [...]"
NB: Cette vidéo n'est pas forcemment d'un intéret scientifique ni d'une qualité extraordinaire mais bon c'est mon pépé qu'a filmé tout de même...
(*) Quand j'étais petit, j'entendais souvent parler de "l'ami de là-haut", avec qui mon pépé partageait beaucoup de son temps et qui l'aurait accompagné dans certaines de ses expéditions.