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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 17:11
„Eigentlich war Wilhelm Conrad Röntgen mehr als ein Lehrer für mich. Am Ende seines Lebens, nachdem seine Frau gestorben war, war er ein depressiver Mann geworden und unsere langen Gespräche über die neuesten Erfindungen der Physik waren für ihn eine Entspannung". [...]

(Pour les germanophones voici l'article original du Spiegel datant du 28 juin 1950 (ici) et pour les autres la traduction ci dessous :

« En fait, Wilhelm Conrad Röntgen fut plus qu’un professeur pour moi. A la fin de sa vie, après la mort de sa femme, il était devenu un homme dépressif et nos longues discussions sur les toutes nouvelles découvertes de la physique étaient pour lui des moments de détente. Plusieurs fois, je lui avais fait part de mon intérêt pour les sciences naturelles et mon admiration pour Alexander von Humboldt. Röntgen, qui dans ces moments là aimait bien plaisanter, me dit un jour: « vous savez, mon cher Oskar, j’ai une bonne idée pour vous, une idée qui allierait la physique aux sciences naturelles: le monstre du Loch Ness a certainement besoin d’une bonne radiographie! » Quelques années plus tard, lorsque le tourisme commença à se développer, le peuple Padaung se fit connaître à travers divers campagnes de publicités. Les femmes de cette ethnie étaient représentées sur les affiches comme  des „femmes girafes“. C’était une chance pour moi! Je décidai d’étudier ce phénomène et partis pour la Birmanie.Durant mon séjour, je rencontrai un français bien original: le comte Juan Olaf Van Der Bilout. Juan Olaf était un extraordinaire naturaliste et un explorateur unique en son genre. Nous parlions pendant des heures de la fabuleuse richesse de notre terre. A 35 ans, cet homme avait déjà fait de nombreuses explorations et ses récits étaient réellement passionnants! En ce qui concerne les femmes-au-long-cou, il prétendait que les anneaux de laiton nous trompaient: selon lui, les femmes Padaung pouvaient tout à fait vivre sans leurs anneaux de métal. C’était à l’époque une thèse révolutionnaire car nous croyions encore que ces tours de cou jouaient un rôle essentiel. Je décidai donc de radiographier l’une de ces femmes (j’avais apporté mon matériel avec moi – j’étais à l’époque en Exil à Londres). Le résultat m’étonne encore aujourd’hui! Juan Olaf Van Der Bilout avait raison! Il avait trouvé cela sans l’aide de la science ni des rayons X: il l’avait seulement deviné, grâce à son observation éclairée des hommes.... »

C'est en lisant cet article soigneusement découpé et conservé dans les archives de mon grand père que j'ai découvert la destination de l'étape numéro 2 (voir la carte ici) de son périble en Asie. En fouillant d'avantage j'ai trouvé dans quelques unes de ses notes sa théorie sur le secret des femmes padaungs.
Juan Olaf avait bien conscience qu' étirer les cous des femmes aurait été un supplice mais aussi qu'enlever ne serait-ce qu'un anneau aurait provoqué leur mort instantannée par rupture de la moëlle épinière. Or son sens aigü de l'observation lui avait permi de constater que ces femmes gardaient (malgrè la chaleur et la moiteur du climat ) une  " hygiène cervicale " irréprochable (il suffit de porter un platre quelques jours en plein été pour comprendre...) et donc posaient régulièrement leurs anneaux sans qu'lles n'éprouvent aucune souffrance.
Cette théorie permit au professeur Kerl d'explorer d'autres pistes et découvrir bien avant tout le monde la vérité: les anneaux poussent  les côtes vers le bas créant l'illusion que le cou est allongé. Cette pression sur les cotes se fait pendant toute la croissance et est sans conséquence sur la vie des jeunes femmes.

Chapitre 6

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Published by Juan Olaf Van Der Bilout II - dans Asie du sud Est
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commentaires

Alain MARC 25/04/2008 11:55

Bonjour en encore bravo pour ce dernier article !Pardon pour le retard à vous avoir intégré, hier j'ai eu un bug, mais aujourd'hui ça y est vous faites partie de la communauté, alors ne vous privez pas de publier chez nous tant que vous le voudrez !Cordialement,Alain MARC

Qui est Juan Olaf ?


"Quand j’étais petit et qu’on se moquait continuellement de moi et de mon prénom, ma maman m’a dit que je devais être fier de porter le nom du plus fameux (et pourtant le plus méconnu) aventurier et explorateur que la France ait connue : le comte Juan Olaf Van Der Bilout. Celui qui a redécouvert l’Amérique; l’ami de l’homme le plus grand du monde et du roi le plus petit de l’Europe centrale du Sud-est ; le seul être humain à connaître la langue des extras terrestres.
Alors j’ai grandi content ; jusqu’au jour où j’ai reçu une vieille clé de hangar en héritage..."

Juanitó Van Der Bilout 
(petit fils et héritier du célèbre explorateur)

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