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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 11:32
Oleg DeiligmålIdentité : Oleg Deiligmål
 

Date de la perte : 19 février 1968

 
Circonstance de la perte :

" On ne m'y reprendra plus à chanter des ripailleries indignes de mon bel organe. Pour une fois que je laissais aller mes pensées dans ce troquet où régnait un peu de convivialité, loin des ambiances étriquées de  la cours du chëf où on ne chante que du Orff ou du Asbjörn.
Ce que je veux , c'est qu'enfin le public m'acclame, hurle, scande mon nom,qu'on se jette à mes pieds, qu'on arrache ma chemise tel Elvis, que mon nom soit synonyme d'amour pour toutes mes admiratrices: Ollleg, Ollleg, Ollleg, Ollleg. Hiiiiiiiiiiiiiiiii  [respiration bruyante] ...Du calme Oleg, du calme, ne vas pas perdre la petite tête qui te reste."


(Pour comprendre son histoire, cliquez ici)

Cette tête est la propriété de  Låetitzia Marz, célèbre artiste islando-letton.
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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 19:44

Bruce GroßwadenIdentité : Bruce Großwaden

 

Date de la perte : 26 Juin 1968

 
Circonstance de la perte :

" Tous les soirs en sortant du travail, je vais au club de sport ; alors ce soir là, ben j’y suis allé aussi. Là bas, j’ai retrouvé deux ou trois copains qui s’entrainaient. Tous les ans, on fait un concours de celui qui aura les plus gros muscles sur la plage de Brekstäad. Une fois j’ai gagné. Mais seulement une fois. Eux, ils arrivent à avoir des biceps  tellement gros qu’on dirait leurs cuisses. Moi, je voulais faire encore mieux qu’eux : faire péter les manches de mes t-shirt.  Quand je suis arrivé, j’ai fait semblant que je les voyais pas ; je suis allé tout droit aux haltères, comme ça, sans m’échauffer. J’ai commencé à soulever des barres pas trop lourdes et j’ai augmenté très vite les poids. J’avais déjà trempé deux serviettes de bain quand les copains, ils m’ont crié : « Hey, Bruce ! Pas cap de soulever ton poids avec un bras ! » Ouh là, ça m’a pas plu ça. J’ai enfilé plein de disques sur la barre, j’ai mis mon bras gauche derrière le dos et j’ai empoigné la barre de ma main droite. J’ai pris une grande inspiration et j’ai fermé les yeux en m’imaginant sur la plage, mes manches se déchirant lentement sur d’énormes muscles luisants. J’étais Hulk en personne et en blanc. C’est là que ma tête est tombée. Je saurais jamais si j’y serais arrivé...  "

(Pour comprendre son histoire, cliquez ici)

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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 08:47
Professeur Björrkson

Identité : Professeur Björrkson

 Date de la perte : 26 juin 1965

Circonstances de la perte : 

 

« J’étais enfermé depuis des semaines dans le laboratoire. Mes travaux portaient sur la résistance nerveuse des rats en espace clos et je devais rendre mes conclusions le plus vite possible au comité de validation des expériences biologiques. Au début, j’ai commencé à leur faire subir des exercices classiques : je les réveillais en plein sommeil, leur retirais la nourriture au milieu du repas, agissais sur la lumière en inversant le jour et la nuit, bref, la routine… Et puis, j’ai commencé à avoir des idées plus originales : j’ai installé une télévision devant leur cage et l’ai branchée sur la chaîne de musique folklorique. Bien sûr, moi même pendant ce temps, je supportais les inversions de rythme de vie et les chansons  en dialecte. Je crois que ça a commencé à jouer sur mon humeur. Toujours est-il qu’un jour, je me suis mis en tête de leur faire des grimaces, certaines pour leur faire peur et d’autres pour les faire rire. Les rats fixaient sur moi leurs petits yeux noirs et ne montraient aucune réaction. Alors j’ai intensifié mes grimaces et je les ai accompagnées de petits cris et de grognements. Je crois que c’est là que le Directeur en chef du Laboratoire est entré. Quand j’ai senti sa présence, je me suis retourné et sans savoir pourquoi, je lui ai fait une grimace avec la langue pour voir s’il réagirait plus que les rats. C’est là que ma tête est tombée. »

(Pour comprendre son histoire, cliquez ici)

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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 08:42
Alleluïa...

Identité : Père Gloobigson

 Date de de la perte: 14 aout 1954

Circonstances de la perte : 

« La messe du matin avait été une belle réussite. En rangeant un peu l’autel, je me rappelais les enfants chantant en chœur de leurs petites voix claires, les hommes et les femmes fermant les yeux en reprenant leur chant.  Et ensuite mon sermon, clamé d’une voix forte. Ah, vraiment, ça avait été magnifique… Alors que je m’apprêtais à quitter l’église, un rai de lumière blanche est descendu du vitrail central et est venu se poser sur moi. J’étais aveuglé mais ne pouvais m’empêcher de fixer cette lumière intense. Bien sûr, j’aurais du me douter que ce n’était que le soleil qui venait de sortir de derrière un nuage, je sais bien que Dieu habite en nos cœurs et ne se prête pas à ces mascarades. Mais j’avais en tête les enfants de chœur et les fidèles, les cantiques et les prières et je me suis dit : « Ça y est, Olef, le Seigneur vient à toi ; il vient te remercier de cette belle messe en te montrant la force de son amour ». J’ai fermé les yeux, le visage noyé de lumière, et ai écarté les bras pour accueillir le seigneur tout puissant. Alors ma tête a roulé en bas des marches de l ‘autel. »

(Pour comprendre son histoire, cliquez ici)

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 21:02

Flüsse  Identité :   Schwanz Flüsse

 

  Date de la perte:   14 avril 1961

 

  Circonstances de la perte :

« je venais d’être élu roi de la rouflaquette par ma bande alors j’avais bien arrosé ça avec mes potes. Pour faire le malin, j’étais monté sur l’estrade de la salle des fêtes pour chanter du rockabilly. Mon jeu de jambes était au top, j’avais l’impression d’être une star internationale, j’entendais crier mon nom. Alors, je me suis relevé pour saluer la foule et j’ai pris le micro dans l’œil. C’est là que j’ai perdu la tête. Elle a roulé jusque sous la jupe d’ Hyldegaard la plus jolie fille du coin.»

NB: La tête de Schwanz Flüsse a été offerte à la F.F.B.P.S.R (Fondation Françoise et Bernard Perraud pour la Sauvergarde de la Rouflaquette)

  (Pour comprendre son histoire, cliquez ici)

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 21:00

commissaire

Identité : Commissaire Haartshlagson

 
Date de la perte: 17 octobre 1955

 

Circonstances de la perte : 

"Ca faisait trois mois qu’on était sur la piste d’un gang. Ils avaient raflé pas mal et on était sur les dents. Ce matin là, un peu avant le lever du jour, on avait réussi à mettre la main sur le cerveau : un grand type maigre qu’avait dû perdre pas mal de têtes dans sa vie. Ça se voyait, il avait pas l’air decker. Mes gars et moi on l’a emmené dans la salle d’interrogatoire et on a commencé à le cuisiner. C’est moi qui menait la danse. Lui, il répondait tout le temps en souriant, l’air de nous raconter des bobards. A un moment, ca m’a chauffé, je lui ai demandé si il allait se payer ma tête encore longtemps. Je me suis levé, les poings appuyés sur la table. C’est là que je l’ai perdue. Ma cigarette a continué à se consumer pendant quelques minutes."

(Pour comprendre son histoire, cliquez ici)

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 20:55

 

Arnaldur

Identité : Arnaldur Van Koenigson,
fils du chef du village

 

 Date de la perte: 2 juillet 1968

 

Circonstances de la perte :

 

"Je venais d’avoir mes 17 ans et j’en avais marre qu’on me prenne pas au sérieux. A la télé, j’avais vu une émission du continent sur les jeunes qui criaient « Ni dieu ni maître » et d’autres trucs dans ce style. J’étais en totale admiration. Ça c’était du vrai courage, c’est sûr qu’ils se laissaient pas marcher sur les pieds, ces mecs là ! Alors, j’ai rasé mes cheveux sur les 2 côtés de la tête et je me suis rentré une épingle à nourrice de ma mère dans l’oreille. Aïe, ça faisait mal, j’ai pris un anti inflammatoire pour qu’il n’y ait pas d’infection. Là, mon père est entré dans la salle de bain et il m’a demandé si j’en avais encore pour longtemps. Je me suis retourné, j’étais hyper nerveux. J’ai levé un doigt en l’air en direction de mon père et j’ai hurlé de toutes mes forces : « Fuck the society !!!! » C’est là que j’ai perdu la tête. C’est mon père qui l’a récupérée dans l’évier. "

  (Pour comprendre son histoire, cliquez ici)

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 20:29

Au large de TrondheimVoici ce que j'ai découvert en fouillant dans les affaires de mon illustre grand père: deux lettres de 1969 pour ce qui devait être sa dernière expédition.

Trondheim – Norvège – 8 Mai 1969

Ma douce amie,

Jamais je n’aurais cru qu’une telle surprise fût encore possible ! Alors que s’achève mon périple dans les terres isolées du nord de la Norvège, ultime expédition loin de vous et de notre doux foyer, j’apprends qu’il existerait au large de Trondheim une île peuplée de tout petits êtres humains, des hommes pas plus hauts que trois pommes.

Et malgré les douleurs qui traversent mon corps fatigué, malgré mon désir de vous retrouver enfin, je vais vous demander de faire taire votre impatience quelques jours de plus. Pardonnez moi, ma tendre et douce, vous connaissez ma curiosité : Je ne peux résister à l’’appel silencieux de ce petit peuple. Mais soyez sûre que je vous tiendrai informée au plus vite de mes découvertes. Ayez une pensée pour cet incorrigible aventurier qu’est votre vieil amoureux.

Votre Juan Olaf

 

 

 

 


Quelque part près d’Oostende – chemin du retour –22 Mai 1969

Ma Mie, ma petite femme lointaine,

Je n’en reviens pas ! Ils existent bel et bien ! Alors que les hommes du XX° Siècle ont la prétention de croire qu’ils ont tout découvert et qu’il n’existe de part le vaste monde plus aucun mystère, moi, Juan Olaf Van Der Bilout, explorateur de l’impossible et élu de votre cœur, je viens de croiser la route des humains les plus petits qui soit : trois grosses pommes, pas un centimètre de plus ! Ah, ma tendre amie, comme j’aimerais que vous eussiez pu partager avec moi ces moments inoubliables ! Je vous livre aujourd’hui quelques secrets de leur île... mais surtout, prudence ! Vous devrez être de la plus grande discrétion car je leur ai fait le serment de ne jamais trahir le secret de leur existence… Car qu’adviendrait-il dans notre monde d’individus aussi vulnérables?

Ces habitants ne sont pas seulement tout petits. Ils sont aussi jovials et drôles, sincères et d’un respect absolu. Imaginez un peu : point de livres de lois ni de code de bonne conduite dans leur société ; les tout petits hommes naissent solidaires et fraternels. Que dites vous de cela ? Je sais combien de tels propos vous toucheront car je connais votre foi en la bonté des hommes.

De plus, chose incroyable, ces humains miniatures sont dotés d’un garde fou absolu contre les dérapages dans lesquels tombent habituellement les hommes : ils perdent la tête !... Je sais que cela est difficile à croire mais lorsque ces petits individus se laissent aller à trop d’hilarité, trop d’emphase, de vanité ou de colère, bref, lorsqu’ils arrivent au seuil de la folie, leur tête tombe par terre en une seconde ! J’imagine à quel point mes propos vous étonnent, vous si raisonnable, mais je puis vous assurer que c’est là l’entière vérité. J’ai vu de mes yeux leurs petites têtes perdues accrochées à leur mur au dessus de leur cheminée. Mais quel impardonnable idiot je suis ! Je ne vous conte que la moitié des faits ! Vous devez croire que ces pauvres êtres sont privés à jamais de leur tête et devez imaginer le pire pour leur pauvre existence… Rassurez vous, ma mie, cela ne dure pas. S’ils perdent la tête, c’est parce qu’elle est désormais infestée de délires. Il leur en pousse une nouvelle en quelques semaines, plus sage et absolument saine. Alors, ils accrochent la tête qu’ils ont perdue chez eux, bien en évidence, pour se prémunir contre de nouveaux accès de folie. Ils ne sont pas fiers, les pauvres, d’en arriver là, vous pouvez me croire. La période durant laquelle ils attendent la repousse totale de leur tête est un calvaire : ils vivent sous les quolibets, mettent des heures à manger à leur faim, ne peuvent plus porter ni lunettes ni bonnet...

Ils ont eu la bonté de me raconter certaines de leurs histoire et m’ont fait cadeau de quelques exemplaires de têtes perdues que je rapporte dans ma malle en toute discrétion, tels des objets de contrebande. De toutes petites têtes perdues, pétrifiées dans l’expression du délire et de la folie...… N’est-ce pas incroyable et merveilleux ?

Je reviens à vive allure, mon aimée. Je me rapproche chaque jour un peu plus de vous et de ce repos que nous allons vivre ensemble désormais. Une retraite près de vous : ce sera, j’en suis sûr, ma plus belle aventure !

Votre Juan Olaf

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Qui est Juan Olaf ?


"Quand j’étais petit et qu’on se moquait continuellement de moi et de mon prénom, ma maman m’a dit que je devais être fier de porter le nom du plus fameux (et pourtant le plus méconnu) aventurier et explorateur que la France ait connue : le comte Juan Olaf Van Der Bilout. Celui qui a redécouvert l’Amérique; l’ami de l’homme le plus grand du monde et du roi le plus petit de l’Europe centrale du Sud-est ; le seul être humain à connaître la langue des extras terrestres.
Alors j’ai grandi content ; jusqu’au jour où j’ai reçu une vieille clé de hangar en héritage..."

Juanitó Van Der Bilout 
(petit fils et héritier du célèbre explorateur)

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